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07/07/2013

Siam oie (En cours)

D'abord tes yeux dénoyautés dans le lac aux palabres ; sèches pentes suspendues aux branches, tu te mires dans l'oeil tombé des lévres de ton sexe ; tu ne vois qu'une dinde béante molle et fripée ; le fond brûlant du miroir t'effraie ; tu t'entres-vois chutant en silence dans le ruban noueux du siphon de soie informulable, le défilé de tes matières mortes au fond du puits ou lse forme et s'appelle et s'épelle le voeux d'exister l'instant du cri!  Au moment ou dans la glace c'est le boudoir qui encombre l'infini, encore informe, forme de tombe tordue, a l'image distendue, réservée, mais juste là, tu la devines quand tu prends le rimmel et le gloss ; c'est pourquoi tu ondules et tu tangues infiniment sur la mer, c'est pourquoi tu te voiles d'une robe pour l'étoffer ; tu t'avances sur la jetée préte a surgir des reflets, tu biffe au rouge ce que tu crois vrai, tu fais une croix au rouge a levre pour un baiser, tu cibles par ta robe et ces bracelets ; tu  désir te voir apparaître exister, mais toute armée tu disparait et devient invisible, si loin de ce que tu es, que lasse tu laisse echapper et surgir  de toi un souvenir qu'en cette glace tu te dis que te ne l'as jamais eut ; folle tu joues ;  te forges de ton avenir éternel ; tu te grimes telle que tu veux te ressouvenir éternellement de toi ; telle que tu te rêvais, toute poreuse de grâce pour traverser les fléches du présent jusqu'à ton souvenir, n'etre qu'un geste, un rêve puissant capable de réveiller la mort, qui creuse au fond de toi sa solution boueuse de lumière et d'angoisse  transit au miroir de tous les voyages que tu as renversé ; sédiment du voir éclaté de la beauté, qui n'est pas  tu puises un regard dans le néant pour sculpter ton être, et jetter une apparence sur l'invisible angoisse, et incarner l'insouciance qui fait de l'oubli du temps la victoire éternelle sur l'avenir ; pour rendre a ton sexe l'organe énuclée. Cela fait si longtemps que tu te cherches dans le miroir ; si longtemps que te cherche le miroir ; quel souvenir cherche le miroir dans l'avenir?  de quel avenir garde t-il le souvenir ? La mise en perspective de la mise en jeu? la mire mise au miroir es-tu?  L'image fondue de l'avenir qu'il n'a pas connu ;tu l'imprime a sa surface sans mémoire pour traverser l'instant dans la grâce ou seulement tu sait te reconnaître et t'aimer ;  l'impression de vouloir se ressouvenir de ce qu'on n'a pas connu se reflète dans ton miroir ; c'est la cloque du désir, l'insemination anthropomorphe du divin,  la distorsion dans lé'tal du temps qui te renvoie l'eclat du témoignage de l'ailleurs dans ta grâce de chaque instant ; te rend perdu dans les reflets de ce qui n'est pas encore  ;  miroir-tu mouroir caches-tu? tue miroir cachet rendu l'avenir du ressouvenir  ; un élastomère aléatoire, giratoire a boire la coupe de vide confusion, des contusions rapiécées du dernier souvenir, archéologue enfouis dans la vallée du roi, tu défriches l'oublieux revers du temps et comme un peintre se repend, tu reviens sur ta dernière confusion passer tes doigts dans l'ordre de l'instant suspensif ; te saisir de l'image qui dépossède le rêve qui te hante ; celle qui te bataille les nuits en cheveux et que tu fuit des limbes au réveil ; celle qui se ferme sur on éclat de lumière et resplendit de beauté, comme la mer rouge lorsque tu l'aperçois dans un mur d'eau qu'on ne peut démêler sans renoncer au calcul, ni définir sans se tromper ; mais l'amour ne trompe pas tu en est certaine et c'est ce qui te sauves a chaque fois que tu te cherches dans le miroir, que tu échoues, et que ton oeil s'egard en recherche ; il n'y a qu'appliquer cette loi déformante de la confusion que tu te perds ; quand s'ouvre la fable du miroir perdu ou tu te cherches ; et qu'affranchis, l'air perdu te reviens dans ses draps par les étapes du froids . Rien n'est stérile de ce qui jaillit de ton miroir de poche, ma mie, mais que veux-tu que j'en foute? Plein la tronche putain, tout barbouillé de bleue du foutre aux oreilles, et puis d'abord tes cils, au commencement sous les néons mal ajustés, qui passent leur jambes a travers la rue, on parcours la perspective en voiture, et puis ni une ni deux, a qui pas plus qu'elles mieux mieux n'existent sans que tu les retouches. Trafiquante vie poreuse, chatoiements de l'austère liquide. Il n'y a de connaissance que de l'ivresse d'exister qu'on ne saurait dire simplement ni directement ; qu'il s'agit d'éprouver comme on écrase les preuves sur le dos des chiens, et de faire éprouver comme on renverse un bâtiment dans ses reflets d'eau vibrante ; et parfois l'image résiste se répète intact dans ses revirements, du miroir chavire alors la substance des fées, ni trop blanc en neige bien monté ni trop dense a coudre de cuir tendu, mais absorbé vague a vague et sensible aux ruissellements infinies des nuances du temps vaincu ; apprêter a ses secrètes ressources la raison n'est plus grossière, ni infiniment différente de la foi, lorsqu'elle n'est que le stratège d'un coup de peigne qui rétablit le règne de la grâce dans tes boucles méchées de reflets. Mais n'oublie pas de te repoudrer le nez mendiante. Tu te regardes dans ton reflet tu t'oublies pour incarner ce rêve extirper de tes voeux par la formule des miroirs qui t'arrachent les yeux, et  tu les lui confis plus qu'a moi, et ton voeux de voir dedans, l'icône exhaustive, votive, mieux qu'en moi ; ne suis je pas comme ton livre, ne suis je pas vivant échos de ta souscription a l'être? Mais tu deviens coquette et tu t'acquittes d'un rôle sur terre, tu allumes un foyer au pieds des pyramides, et tu te laisses aller, tu danses autour du sérieux de ta requête, tu pries comme tu penses, penses comme tu vois, vois comme tu vibre de ce qui te regarde, lorsque penchée sur ton glas sonnant l'eau des reflets, tu jaillis, revenue jetée du bain dans ton tiroir habillé de ses os miroitant ; tu ne te vois pas dans le miroir tu t'intègres te définit dans l'indéfinissable, tu bois la souche silencieuse comme pincé entre les reflets et nages en grâce couvert de voiles, ce regard d'espadon plongeant dans l'océan ; l'abolition de la nuit dans ton oeil scintillant de merveilles. Soudain tu t'arrêtes, infiniment grave et c'est la certitude du ressouvenir éternel qui guide ta pince sur un cil de trop, et l'arrache comme passé au crible du dernier jugement.

Commentaires

Texte surprenant mêlant poésie et philosophie !

Écrit par : Miroir déco | 08/07/2013

Merci beaucoup, c'est très gentil mais encore un ou deux textes de la même farine et j'aurais plus aucun lecteur. Pourtant l'idée n'était pas idiote, il s'agissait de renverser ou d'inverser l'écriture romanesque rétrospective, historicisante a la Faulkner si vous voulez ; écrire non pas dos a la lumière, mais depuis l'indétermination absolu du sens de l'être et l'oeil dans la lumière, écrire, comme croit le croyant, en avant dans l'apparition sporadique et éruptive des qualités et des déterminations dialectiques intermédiaires qui édifient l'existence entre l'absolu insignifiance et l'absolu plein de sens. C'est pour cela que j'ai mis « En cours », parce que c'est en principe un texte infini. Vraiment encore merci pour votre petit mot, je vous embrasse. Jerome.

Écrit par : jerome | 08/07/2013

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