Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/10/2014

Business as usual.

O2H4 ! Ait fait plusieurs fois le tour du même pâté de maison ; n'arrive plus a me souvenir ou j'habite ; quelle partie du hangar; a cette heure la ville ressemble plus au tube de l’accélérateur de particules qu'a la sainte crèche; mais le cercle de vienne tourne sans fin en moi ses anti-proton, frappe d'a-topie l’œil désincarné du foyer de l'aporie; la vue apatride du feu, s'en fou le camps vers la rédemption du voyant adoptant chaque signe de vie plus au moins semblable au incompossible réalité de l'impossible a voir s'il n'est raconté comme une histoire de fou; nous et nos migrations dérisoires! nos voyages immobiles dans l'infini sans crucifixion, me donnent mal de tête; je n'ai plus aucune visualisation du passé, la rue découverte ressemble a la précédente, aucune perception du quartier, aucune conjugaison de l’antérieur du futur, je me sens vide, aspiré, déformé par le s de l'obsession comme par chaque chemin que j'emprunte ; suis-je poursuivis par ce que je cherche? craignant d’être retrouvé sans crainte d'avoir cherché et désespéré de trouver mort au petit matin perdu pour toujours, ce bouton d'or qui refermera la chemise de nuit de nos âmes sur les somnolents, les funambules déambulants de chimères en chimères, creusant sans cesse dans la fiction la taille des pierres qui provoquera le renversement du vertige en grandeur; sol absolu le moteur parle comme un aristocrate ayant pieds dans le sans fond de l’étang ou l'oint se noie; puis soudain, apparait une chimère réelle, un coq d'aciers sur les talons d'argiles, pigeonniers, sucré de gargouille, cocktails et hall que je creuse sans cesse, l'un par l'autre, et que je ne pourrais quitter tant qu'ils ne m’auront pas rendu moins réel qu'eux ; autre ; différent ; renversé ; plus réel que mes rêves, moins réel que leur utilité; plus réel que le bitume grouillant de serpents, qui fondent les flots de la route; Ô mon bateau Oh !Oh !Oh ! L'œillades des îles signe sur tes flancs sans nom, sous le néon des bar louche au cyclopéen fronton ; je ralenti, ballotte avant arrière un instant, me gare dans la perspective bouclée; et a nouveau mon esprit chavire comme un souffle cherchant a se tenir gravement; pour le service des prêtres de ce temple une entrée fut percée a la mine a plomb dans la roche la plus idyllique derrière laquelle le verbigétal (jardin d’Éden) plante ses végétations dans l'immersion en flux spontané et profond d'anthropologique jungle de nudité; l'injonction narrative des panneaux n'a laissé qu'un vide en moi qui m'attire en cette crique bleutée comme un lagon noyé dans une lueur idéale ; la faible impression des signes dans les odeurs de cannelle et de réglisse, n’était en quelque sorte que la conscience de désir des êtres faisant signe ; l'anticipation d'une défection ; car Poros est la aussi, l’expédient, le visage dissimulé sous le plastique épiderme de l'invincible bonhomie qui tient a jour le compte des actes de vie en tirant des gaz sur un narguilé plein d'odeurs de sainteté; je les retrouve par hasard sur le trottoir d'angle au moment de pénétrer dans le machin; mais en descendant de voiture j'ai soudain l'impression qu'une nouvelle chimère passe comme un âne violoniste volant au dessus de nos têtes, qui lance trois coups d'archer sur le sol comme pour marquer le commencement d'une symphonie, dont le trottoir n'est plus que la vibration en boyaux de chas qui frissonne jusqu'à l’ouïe d’égout qui le siphonne; cinq pas a faire sur le guéridon d'une voyante, c'est rien putain ; cinq pas sous l’œil du pare brise coinçant sa bulle contre les plaintes mécanique de l'orange sodium, revient a sortir de spoutnik comme Gagarine jetant son corps dans l’Âme d’Odin étincelante, il faut traverser l'injonction de la peur que la voie blanche des panneaux rend tangible, si proche et si loin des mauvais quartiers visibles que de temps a autre un cri convulse.



Les commentaires sont fermés.