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07/11/2014

Dresser la table des mots.

La baleine interstellaire, flotte dans les eaux tribales qui portent les derniers restes de la lecture des regrets attachées a l'amour des réalités corrodées ; de sorte qu'une autre réflexion, critique de la panique hystérique de la première forme angoissée, surnage au naufrage des derniers éclats des amours mortes et la beauté du pourrissement, la splendeur de la charogne des anciennes lumière orpheline de l'astre visiblement renoue avec les acides animes de batterie couleur citron; il y avait tant de lumière dans le tunnel pneumatique que la pompe était difficile a voir en vérité ; c'est l'ange de l'ironie qui en rapporta la ramure comme le goéland a l'arche de Noé ; le signe annonciateur de terres nouvelles, de l'arbre et du fruit incorruptible qui a germé de l'oubli de la curiosité immergée de pudeur, surgit du cœur retourné en lui-même, révolutionné et comblé par un ostensible baiser ; la bonne nouvelle de l'esprit, parcourue le cycle nerveux de la chair de la lumière confondue et discernées selon le principe possessif de l'expropriation de sa lecture ; la mise a part du transcendant, la faille de la différence absolue forma l'iris d'une perspective dans l'orbe vide de l’œil du cercle phénoménologique de l’océan de lumière ; le corps cherchait a naître et a surgir du ressouvenir de sa cécité semblable a la naissance de l'esprit dans la chair effondrée; l'histoire de leur destinés croisées devraient se répondre pour se comprendre ; l'idée troubla la chair qui filtrait l'esprit en pétrissant la rotondité de la nouvelle terre sans s'y savoir né; et l'inoubliable fascination de l'esprit pour le corps charnel s'envola en se voyant rayonner dans sa présence effondrée ; la douleur mua la fascination en insouciance, et le mensonge lié au faux savoir s’éclipsa en décapsulant une authentique science de l'insouciance incarnée ou l'esprit faisait le premier pas  en la béatitude éternelle du corps ressuscité de son inconscience refoulée.

 

Note

Tous ceux qui ont perdu un enfant, savent d'instinct que la parole qui circulent entre les hommes, n'est qu'une parole d'emprunt, un artifice vocal insignifiant, une fausse ritournelle de bruits ne signifiant rien. Et il n'y a guère que la plus extrême pudeur qui puisse les toucher en masquant cette langue qui les torture du ressassement de l'inexplicable, tant leur vie c'est désolidarisée de toutes les affections superficielles de connivences qui ne sont qu'affectations et comédie insultant leur silence; car la douleur la plus extrême leur a fait ce don cependant, d'une autre langue, plus maternelle que celle de leur propre parents, et ce n'est pas aux êtres bien portant de consoler leur douleur sans fond, mais a nous d'apprendre d'eux que nous vivons dans l'illusion, la fausse sûreté des sentiments … car pour ne pas maudire ce qu'ils ont de plus cher, comme parfois ils voudraient maudire le jour de leur naissance et celui de leur enfant, pour ne pas maudire la vie, ils ne peuvent que croire aux revenants et a la béatitude éternelle qui est l'unique objet de la parole des êtres bien portants leur douleur.

 

Mystic river.

La jalousie muselle l'amour ; muette elle assassine l'histoire qui se convainc follement elle-même de l'étroitesse de sa parole pour dire la réalité complexe de l'amour des que l'ego est brisé par l'émergence de la conscience de l'amour qui le dépasse; l'histoire se suspend d'un meurtre a l'autre, jusqu'à ce que jimmy assassine dave, l'idiot, le traumatisé ; il faut qu'il commette l'irréparable pour que l'histoire disloquée renoue avec elle-même, s'attache a nouveau a elle-même loin des approximations et généralités, pour que le temps redevienne un événement singulier, une lumière qui comporte son propre objet, que chaque détail vérifie selon l'unité qui l'exprime entièrement, la ou elle s’était lovée dans la blessure abyssale de l'ego brisé inconcevablement ; c'est par le pouvoir adamique de l'idiot, muet lui-aussi, que l'etre redeviendra parlant; incompris parce que personne n'est prêt a comprendre que la mise en forme du chaos est l’œuvre du secret indicible de l'histoire qui habite l'idiot dont le sang renouvelle la racine dérélictoire et arbitraire de tout récit véridique qui débute toujours par un mensonge gros de l’entière vérification du repentir; a nouveau, alors le temps évidera dans la parole l'absence de fin de l’éternité ou la fille de jimmy a disparue; commettre l’irréparable c'est la retrouver ; et la concession au mensonge idiot requiert et suppose de la part de dave une lucidité infiniment supérieur sur la réalité de l'amour fou, cette passion ou concept et sentiment sont ajustés a hauteur l'un de l'autre, a celle peu lucide du piètre manque de foi de sa femme dénuée d’élévation qui tue son amour a trop se laisser convaincre par les éléments objectifs qui le contredisent et confortent l'ensemble de ses représentations dans les tentations de son cœur impur; le meurtre de dave cristallisera a nouveau l’âme dévasté de jimmy autour du faux noyau de la vanité vengeresse qu'il devra encore expier pour se libérer de lui-même et rejoindre Béatrice en vérité après avoir parcourue tous les cercles des enfers ; a coté de la plaque donc résonne la parole véridique, puisque la justice véritable implique que tous soient dans l'erreur, et que la faute de chaque personnage s'enfonce dans l'humus du repentir d'un récit dont aucun ne possède la vérité en soi  puisqu'ils cherchent tous l'ouvert de la communication vraie, indirecte quoique sans secret et exposées, mise a nue, hors les murs; sans cela la raison de l'amour ne serait pas une folie, sans cela l'histoire ne se briserait pas sur la solution de continuité de la faute qui intériorise une vérité relative au titre d'absolu ; sans cela la langue ne serait pas la mue constante de l’âme en devenir cherchant la formulation de son invisible et insaisissable etre; sans cela la finalité de l'amour ne serait pas l'absolu égalité des êtres en communion; et pour que l'histoire reprenne, tant que la fin reste éloignée, il faut que chaque personnage se la raconte, autant dave l'idiot autiste, que jimmy l'asocial, que sean figé dans une relation au point mort ; la mort de l'amour est l'interrogation formulée par ces fous ; interrogation sensée qui bat au cœur de la détresse de chacun, pour que l'amour soit la réponse donnée par le fou, pour qu'a nouveau l'histoire brisée reprenne vie, descende dans la mort adjoindre a la disparue la part de compréhension du père a l'absurde disparition de l'amour; il faut qu'il se la raconte, cette raison de la mort de sa fille pour qu'au-delà de la mort a lui-même il renoue avec la raison donnée par le mensonge repentant ; pour que l’espérance qui se dresse ou s'effondre dans la vie tienne debout, et que le récit, le roman de l'inconscient, lui fraie la voie a travers l’impénétrable foret vierge de signes ou sa fille a cesser d’être inexplicablement.